En Lettres - Workshop

BTRAresume

 

Plan du résumé de BIOTechno 2010 :

 

WORKSHOPS 

 

WS 1 : Biotech durables

Jacques BODENNEC, AMOEBA – Sébastien VACHER, CONIDIA

Au cours des échanges entre participants et intervenants, il a été souligné que, dans le domaine des biotechnologies, la nature de la prestation ainsi que la disponibilité de l’industriel sont les principales armes pour la survie d’une entreprise face à la concurrence. Ils ont défini les différents profils recherchés dans ce domaine (docteurs, ingénieurs, techniciens, secrétaires…), et précisé que la recherche constitue la base du développement et de l’innovation, notamment pour AMOEBA qui envisage de produire d’autres modèles biologiques.

En conclusion, les représentants des deux entreprises se sont mis d’accord sur l’essor à venir des biotechnologies durables. En effet, contraints ou convaincus, les industriels sont de plus en plus demandeurs de nouvelles approches biologiques pour répondre aux problèmes liés à l’environnement.

 

WS 2 : Les métiers de la recherche clinique

Manuella PEREIRA, ARC Faculté de Médecine Laennec – Guillaume DELORME, Celgene – Xavier FOURNIE, Registrat-MAPI – Jean CHAUTARD, CLINACT

La recherche clinique évalue l’innocuité et l’efficacité d’un traitement, mais aussi d’une méthode de diagnostic et des appareils de diagnostic et de soins. C’est un secteur en constante évolution. De nombreux métiers servent la recherche clinique, comme : le management de projet, le management de site, l’assurance qualité, le data management (avec entre autre la création de base de données). Cependant, un métier retient particulièrement l’attention du public, celui de d’attaché de recherche clinique (ARC). Il existe deux types d’ARC. Les ARC hospitaliers sont en relation avec les médecins et les patients, ils remplissent les cahiers d’information et d’observation et participent éventuellement à l’écriture des protocoles des essais. Les ARC privés se déplacent à 50% de leur temps vers les médecins investigateurs et les hôpitaux afin de vérifier la qualité de l’essai (c'est-à-dire que le protocole est bien suivi et que le questionnaire aux patients est adapté et rempli correctement) ; ils vérifient aussi la qualité du site. Ce travail nécessite l’écriture de nombreux compte-rendu. Les ARC doivent être des personnes très organisées et rigoureuses.

Pour plus d’infos : http://www.recherche-biomedicale.sante.gouv.fr/.

 

WS 3 : Start-up: une idée une réalisation

François ROY, Créalys – Marie-José SEURIN, cIRMa – Julien THERIER, Aldeid – Sébastien WEISBUCH, ImmunID

Les intervenants nous ont présenté leur parcours respectif et leurs réalisations. Ils ont pointé les qualités humaines indispensables à toute création d’entreprise, en parallèle avec une motivation inébranlable, le goût du risque et le partenariat indispensable avec un laboratoire de recherche. L’accompagnement proposé aujourd’hui par les incubateurs sont à même de compenser les quelques lacunes des porteurs de projet dans le domaine commercial, la thèse de recherche étant déjà en soi une formation valable à la gestion de projet. Finalement, au vu du terrain d’apprentissage que constituent les start-up, un message clé : lancez-vous !

 

WS 4 : Médias et sciences

Marie-Françoise VILLARD, 1001Sciences – Laurence NAIGLIN, Lyon Sciences Transfert – Nathaly MERMET, Expression Sciences – Elise TABET, FSLSE – Emmanuel MARUSCZAK, Honivo

En début de table ronde, les intervenants ont exposé un parcours scientifique, ou parcours de management. En parallèle de leurs études ou de leurs activités professionnelles, ils ont mis en place des « cafés » liant la science et la société par exemple. Cette année, ce workshop a permis de différencier les métiers de la communication et du journalisme. En effet, la communication permet de mettre en valeur un point précis d’une société, alors que le journaliste met l’information en scène d’une certaine manière, et qui suit une éthique (respect des sources, des faits et des personnes). Enfin chaque participant a pu se présenter et discuter de manière ouverte avec chaque intervenant.

 

WS 5 : Marketing commercial

Cyril BERTHET, Oncodesign – Claire CUDREY, Cezame Connexions – Emmanuel DEJEAN, EMROD Consulting – Arsia AMIR-ASLANI, EM Grenoble – Jean-François PRAT, VWR PALL

Les différents intervenants ont mis en avant que le plus important dans ce secteur réside dans les qualités relationnelles, la relation au client étant au centre de leurs métiers. Du coup, la formation (master, doctorat), et notamment la nécessité de faire une double compétence en vente ou marketing, peut-être contrebalancée par le relationnel du candidat. La notion de plaisir dans l’échange est primordiale.

Enfin, l’accent a été mis sur l’anglais, dont la maîtrise est nécessaire pour ce secteur, surtout dans le contexte mondialisé actuel.

 

WS 6 : Management/Gestion de projet

Christine GAUTHEY-LAPIZE, Genoway – Emmanuel MARUSCZAK, Honivo – Tannguy LE DANTEC, Coopil

Faire une thèse c’est déjà gérer un projet (délais, coûts, résultats, encadrement,…) ! Il est d’ailleurs important de le noter dans le CV. Un jeune docteur peut donc tout à fait faire de la gestion de projet sans passer par la case « formation double compétence », il faut juste « se lancer » même si on ne maitrise pas tout. Le chef de projet est aussi manager, il doit gérer l’humain. Ses capacités principales sont l’adaptabilité et surtout l’écoute. Il doit savoir mettre en doute ses propres idées et s’adapter par rapport aux retours de ses collaborateurs

 

WS 7 : Consulting: secteur d’avenir

Isabella DE MAGNY, Alcimed – Karine VILLAUME, Alma Consulting Group – Emmanuel DEJEAN, EMROD Consulting – Laure PLANCHE, Assystem

Les cabinets de conseil distinguent deux types de consultants. Certains ont une expertise technique et mènent généralement leur mission directement chez le client. D’autres proposent plutôt un conseil stratégique (financement de projets, crédit d’impôts, …) et gèrent les dossiers au cabinet. Cependant les deux apportent une vision extérieure et une expertise qui manque à l’entreprise. Le consultant doit avoir de bonnes qualités relationnelles pour s’adapter à divers interlocuteurs et s’immerger dans différents environnements. Enfin, comme les consultants sont soumis à de fortes pressions, en particulier en termes de délais à respecter, ce secteur subit un fort turn-over, propice à l’évolution professionnelle.

 

WS 8 : Innovation: protection valorisation

Raphaëlle GILLET, Cabinet Beau de Loménie – Françoise FEUILLET, INPI – Mireille DIDIER, Cabinet Germain & Maureau – Eric MARTHINET, ERYtech Pharma

L’invention scientifique peut être protégée par un brevet. L’entreprise peut posséder son propre département « Propriété Industrielle » ou faire appel à un prestataire, le cabinet de conseil, pour rédiger le brevet avant de le déposer à l’INPI. Les métiers sont juridiques et requièrent une adaptation au monde de réflexion. Des formations sont recommandées, telles que le CEPI (Strasbourg) (publication d’un guide de formations par l’INPI). En ce qui concerne les professionnels des affaires règlementaires, ils interviennent lors du développement du produit. A chaque phase d’essai du cycle du médicament, un dossier d’étude clinique doit être déposé à l’AFSSAPS. Le dossier réglementaire final est l’autorisation de mise sur le marché (AMM), qui permettra la commercialisation du produit. Les métiers de la veille et les cellules de valorisation des pôles de compétitivité peuvent être des tremplins aux métiers de la valorisation industrielle.

 

WS 9 : L’international mode d’emploi

Karine PELISSIER, CA Expat’ – Jerôme DENIS, IMAXIO – Marc FIORUCCI, Merial – Cyril BERTHET, Oncodesign 

Les intervenants se sont présentés et ont décrit le parcours qu’ils ont effectué aux USA et Canada (5 ans de post-doc, 18 mois de VIE, 3 ans de doctorat, salarié d’une start-up). À l’unanimité, une expérience à l’international est enrichissante au niveau personnel (culture, langue) et professionnel (expérience, bilingue, comprendre la culture d’un dirigeant pour mieux s’adapter). Les questions sur la sécurité sociale, sur les aides des banques et sur le retour en France ont été abordées. Il existe des accords entre pays pour la sécurité sociale. Certaines banques comme le Crédit Agricole possèdent un service dédié aux personnes qui désirent s’expatrier, et leur offrent plusieurs services (Crédit Agricole Expat).

 

WS 10 : 5 ans d’études et après…

Eric AUJOGUE, IMIS – Yannick CAMPION, ERYtech Pharma - Cécile GUICHARD, Merial – Armelle SEROSE, IPROB.

Les diplômés bac+5 possèdent une formation solide leur permettant d'avoir des opportunités variées sur le marché du travail, notamment sur des postes transversaux mais aussi à la paillasse. Les écoles d’ingénieurs forment des professionnels aptes aux métiers de la production ou du commerce, les diplômés bac+5 ont les compétences pour des fonctions plus en amont comme dans la R&D. Différentes écoles comme l’IMIS et l’IPROB à Lyon, représentés par 2 intervenants dans ce workshop, proposent des formations complémentaires pour les bac+5, apportant les connaissances nécessaires au monde de l’entreprise (management, marketing, création d’entreprise…). La place des diplômés bac+5 peut dépendre de la politique de l’entreprise mais la distinction entre les candidats se fera au niveau de la personnalité et aussi sur toutes les activités extra-professionnelles effectuées au cours de la formation, qui permettent d'acquérir des compétences complémentaires.